Attac France et ses comités locaux ont un engagement ancien contre l’extractivisme. Attac a été en première ligne dans la bataille contre l’extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique. Après l’interdiction de la fracturation hydraulique en France, le groupe de travail Attac sur l’extractivisme et sa liste de diffusion se sont mis en sommeil. Ils ont été réactivés récemment après l’adoption du Critical Raw Material Act qui relance au niveau européen l’extraction minière et la métallurgie de matériaux dits critiques (lithium, tungstène…) pour la transition énergétique et la souveraineté numérique. Attac s’est depuis focalisé contre certains projets miniers et métallurgiques de lithium. Or, il y a un matériau dont l’extraction est autant sinon plus problématique que celle des matériaux critiques comme le lithium. Il s’agit des sables et graviers dont l’extraction existe depuis des siècles mais dont l’intensification récente partout dans le monde fait peser désormais des menaces sérieuses sur la ressource en eau, les milieux aquatiques, la biodiversité et la santé des êtres vivants.
La Projection du documentaire « Des ricochets en eau douce » sur les gravières de la basse Ariège a permis aux comités locaux de Attac Montpellier et Sète de lancer le débat sur quoi faire face à l’extraction de sables et graviers par des carriers sans scrupules.
La projection a eu lieu le 27 juin à l’Espace Martin Luther King en présence du réalisateur Roberto Della Torre. Le débat qui a suivi a surtout porté sur les actions à entreprendre pour protéger la ressource en eau et les milieux aquatiques à la fois pour les gravières de la basse Ariège mais aussi pour celles de Murles et Castries dans l’Hérault. Le débat se poursuivra les 10 et 11 octobre 2026 à Toulouse pour le 2ème Forum des mouvements de l’eau auquel seront présents plusieurs des participants du débat de Montpellier, notamment Roberto Della Torre qui y projettera à nouveau « Des ricochets en eau douce ».