Turquie : le Covid-19 ne peut pas masquer la dictature

Communiqué de presse du 17 mai 2020

Lutter contre le Covid-19 ne doit pas occulter la lutte tout aussi vitale contre les dérives des régimes dictatoriaux : Le régime d’Erdogan en Turquie multiplie les exactions contre les kurdes

En Turquie , la mort, de deux musiciens du Grup Yorum, Helin Boleck le 3 avril puis Ibrahim Göbcek le 6 mai après 321 jours de grève de la faim, emprisonnés pour « terrorisme » (pour certains pour avoir simplement chanté dans leur langue maternelle), est passée quasiment sous silence en France !

Les autorités turques ont ordonné l’arrestation, vendredi 15 mai, de quatre maires élus sous la bannière du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde) pour leurs liens supposés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Ces 4 maires kurdes élus démocratiquement sont destitués par le pouvoir islamo-conservateur et remplacés par des fonctionnaires sur décision d’Ankara, sans aucune décision de justice.

Lors des élections municipales du printemps 2019, le HDP avait remporté 65 municipalités dans l’est et le sud-est du pays. Depuis, 45 maires HDP ont été révoqués et remplacés par des administrateurs nommés, 21 sont actuellement en prison sous l’accusation de « terrorisme ».

Sept députés du parti, dont sa figure de proue, Selahattin Demirtas, sont également en prison.

Le Collectif montpelliérain de soutien au peuple kurde et le Collectif démocratique kurde de Montpellier demandent à tous nos compatriotes de réagir en soutenant les pétitions ou initiatives de solidarité de la résistance kurde contre les dictatures qui entravent leur démarche démocratique en Turquie comme au Rojava syrien.

Ils demandent aussi à nos élus et nos représentants politiques d’intervenir pour que la France et l’Europe ne restent pas sans réaction devant un tel lynchage de la démocratie !

contact : collectifdesolidariteaveclepeuplekurde (at) lilo.org

Campagne de collecte de fonds pour l’eau au Rojava

Dans le cadre du Forum Mésopotamien de l’Eau qui se tient cette année par vidéoconférence à cause de la pandémie, une réunion sur la Solidarité internationale a eu lieu aujourd’hui. Lors de cette réunion, il a été décidé de lancer une campagne de collecte de fonds pour des projets dans le domaine de l’eau au Rojava.

Aider à collecter 112.000 € (100.000 £) pour des projets dans le domaine de l’eau au Rojava / Syrie du Nord-Est !

Le fonds aidera les coopératives de femmes et les municipalités locales démocratiques de Rojava et d’autres régions du nord-est de la Syrie avec des projets tels que la réparation des infrastructures endommagées par les bombardements (en particulier par la Turquie et l’IS), le creusement de puits (dont beaucoup sont devenus défectueux ces dernières années) et la construction de pompes à eau pour les camps de réfugiés (leur nombre a augmenté ces dernières années), ainsi que le financement de projets à long terme tels que les systèmes d’irrigation des fermes coopératives (à petite échelle pour les besoins locaux) et les initiatives de nettoyage des rivières (ordures, traitement des eaux usées, etc.). Cette campagne vise donc à contribuer au droit à l’eau pour tous les habitants du nord-est de la Syrie.

Malgré l’occupation d’Afrîn, Serêkaniye et Tel Abyad (Grî Spî) ces deux dernières années et la guerre en cours (principalement par l’État turc et ses suppléants), les habitants du nord-est de la Syrie poursuivent toujours l’objectif d’une société directement démocratique, écologique et libérée des préjugés sexistes ; ils reconstruisent donc leur vie, continuent à vivre en coopération, améliorent leur écologie et leur économie.

Pour plus d’informations, voir la vidéo de la campagne et comment faire un don :

Water for Rojava

L’eau n’est pas une arme et un outil d’hégémonie ! L’eau est plutôt la vie (Av jîyane) et un outil pour la paix !

#Water4Rojava #WaterIsLife

Et maintenant on culpabilise les citoyens

Un texte de Marco Bersani d’Attac Italie traduit en français.

Une des stratégies les plus efficaces mises en œuvre dans toute situation d’urgence par les pouvoirs forts consiste à culpabiliser les individus pour obtenir d’eux qu’ils intériorisent la narration dominante sur les événements en cours, afin d’éviter toute forme de rébellion envers l’ordre constitué.

Cette stratégie a été largement mise en œuvre dans la dernière décennie avec le choc de la dette publique, présenté comme la conséquence de modes de vie déraisonnables, où l’on vivait au-dessus de ses moyens sans faire preuve de responsabilité envers les générations futures.

L’objectif était d’éviter que la frustration due à la dégradation des conditions de vie de larges couches de la population ne se transforme en rage contre un modèle qui avait donné la priorité aux intérêts des lobbies financiers et des banques sur les droits des individus.

C’est bien cette stratégie qu’on est est en train de déployer dans la phase la plus critique de l’épidémie de coronarivus.

L’épidémie a mis le roi à nu et fait ressortir toutes les impostures de la doctrine libérale.

Un système sanitaire comme celui de l’Italie, qui jusqu’il y a dix ans était l’un des meilleurs du monde, a été sacrifié sur l’autel du pacte de stabilité : des coupes budgétaires d’un montant global de 37 milliards et une réduction drastique du personnel (moins 46.500 personnes, entre médecins et infirmières), avec pour brillant résultat la disparition de plus de 70.000 lits d’hôpital – ce qui veut dire, s’agissant de la thérapie intensive de dramatique actualité, qu’on est passé de 922 lits pour 100.000 habitants en 1980 à 275 en 2015.

Tout cela dans le cadre d’un système sanitaire progressivement privatisé, et soumis, lorsqu’il est encore public, à une torsion entrepreneuriale obsédée par l’équilibre financier.

Que la mise à nu du roi soit partie de la Lombardie est on ne peut plus illustratif : cette région considérée comme le lieu de l’excellence sanitaire italienne est aujourd’hui renvoyée dans les cordes par une épidémie qui, au cours du drame de ces dernières semaines, a prouvé la fragilité intrinsèque d’un modèle économico-social entièrement fondé sur la priorité aux profits d’entreprise et sur la prééminence de l’initiative privée.

Peut-on remettre en question ce modèle, et courir ainsi le risque que ce soit tout le château de cartes de la doctrine libérale qui s’écroule en cascade ? Du point de vue des pouvoirs forts, c’est inacceptable.

Et ainsi démarre la phase de culpabilisation des citoyens.

Ce n’est pas le système sanitaire, dé-financé et privatisé qui ne fonctionne pas ; ce ne sont pas les décrets insensés qui d’un côté laissent les usines ouvertes (et encouragent même la présence au travail par des primes) et de l’autre réduisent les transports, transformant les unes et les autres en lieux de propagation du virus ; ce sont les citoyens irresponsables qui se comportent mal, en sortant se promener ou courir au parc, qui mettent en péril la résistance d’un système efficace par lui-même.

Cette chasse moderne, mais très ancienne, au semeur de peste est particulièrement puissante, car elle interfère avec le besoin individuel de donner un nom à l’angoisse de devoir combattre un ennemi invisible ; voilà pourquoi désigner un coupable (« les irresponsables »), en construisant autour une campagne médiatique qui ne répond à aucune réalité évidente, permet de détourner une colère destinée à grandir avec le prolongement des mesures de restriction, en évitant qu’elle ne se transforme en révolte politique contre un modèle qui nous a contraints à la compétition jusqu’à épuisement sans garantir de protection à aucun de nous.

Continuons à nous comporter de façon responsable et faisons-le avec la détermination de qui a toujours à l’esprit et dans le cœur une société meilleure.

Mais commençons à écrire sur tous les balcons : « Nous ne reviendrons pas à la normalité, car la normalité, c’était le problème. »

Les stades dans le capitalisme urbain de Montpellier

Extraits de la conférence-débat du 3 mars 2020 organisée par le Comité Local Attac Montpellier sur Un nouveau stade pour Montpellier, prochain grand projet inutile imposé ?

La conférence avec des interventions de Daniel Bartement (géographe et maître de conférences à l’université Paul Valéry Montpellier III) et de Michel Julier (porte-parole du collectif Stop Gare de la Mogère), a été illustrée par Julien Revenu, auteur de la bande dessinée Zone défensive (2019, Coll. En prise, Édition Warum).

Alors qu’il rejetait fermement l’idée de déménager le stade de la Mosson en 2014, le maire de Montpellier, Philippe Saurel, a finalement lancé en 2017 un projet de nouveau stade Louis-Nicollin dans le nouveau quartier Cambacérès entre autoroutes et voie ferrées. Attac Montpellier, avec d’autres associations, a été au début 2018 à l’initiative d’une demande de référendum d’initiative citoyenne local sur l’abandon du stade de la Mosson pour le nouveau stade Louis-Nicollin dans le quartier Cambacérès où a déjà été réalisé un autre grand projet inutile, la gare TGV Sud de France (initialement dénommée gare de la Mogère).

Communiqué suite à la conférence de presse de Philippe Saurel du 11 juin 2019

A Montpellier, le 14 juin 2019

Le mardi 11 juin 2019, M. Philippe Saurel a annoncé que le nouveau stade ne se fera pas… à Cambacérès. Nous nous félicitons de ce report. Cela va nous donner du temps pour replacer le sujet du nouveau stade dans le débat public.

Cependant, les annonces de Monsieur Saurel, outre les erreurs qu’elles comportent (deux exemples: après vérification de la loi, le délai est à compter du premier jour du sixième mois précédant celui au cours duquel il doit être procédé au renouvellement général du conseil municipal; et la Métropole peut légalement organiser une Consultation Citoyenne), sont loin d’être satisfaisantes !

Cambacérès ou Odysseum, à quelques centaines de mètres près les problèmes restent les mêmes: imperméabilisation et artificialisation de terres arables, dizaines voire centaines de millions d’euros d’argent public dépensées…

Notre collectif continue d’exiger qu’une décision, avec un tel impact sur nos terres et nos finances, soit soumise au vote des citoyen.nes.

La pertinence d’un Référendum Local ou d’une Consultation Locale sur ce sujet précis demeure entière, aussi nous poursuivrons nos actions dans ce sens.

Notre pétition continue !

Signataires

AMIES, APPEL, Alternatiba Montpellier Hérault, Attac Montpellier, Eau Secours 34, FNAUT Hérault, I-Boycott, Citoyens pour le Climat, Gardiens de la Gardiole, La Carmagnole, Maguelone Gardiole, Nous Sommes, ODAM, Projet Citoyen 34, Riverains de Garosud.

Contact presse

Jean-Claude Favier, attac.montpellier (at) wanadoo.fr

Signature de la pétition en ligne

Rassemblement à l’appel du Collectif de solidarité avec le peuple kurde

Le Collectif de solidarité avec le peuple kurde dont Attac Montpellier fait partie a appelé  à un rassemblement le samedi 11 mai de 11h00 à 13h00 à l’Opéra Comédie.

Ce rassemblement avait pour objet d’alerter les montpelliérains sur les 7000 prisonniers politiques kurdes détenus en Turquie dans des conditions violant les conventions internationales, et d’exiger leur libération ainsi que la fin de l’isolement carcéral d’Abdullah Ocalan.

 

affiche sur le parvis

Turquie silence criminel, solidarité avec les grévistes de la faim Kurdes

Le Collectif montpelliérain de solidarité avec le peuple kurde organise une conférence de presse, mardi 17 mai à 17h00 au Centre démocratique Kurde, 16 rue de la Teinturerie.

En Turquie, les prisonniers politiques se comptent par dizaines de milliers.

Parmi eux plus de 7 000 militants kurdes du HDP (Parti démocratique des Peuples) sont entrés en grève de la faim depuis plusieurs semaines, ainsi que 14 kurdes à Strasbourg. La députée du HDP, Leyla Güven jeûne depuis novembre 2018.

Le Collectif fera le point sur :
• les grèves de la faim et leurs raisons,
• la situation des prisonniers politiques en Turquie et de Abdullah Ocalan, en isolement total,
• plus généralement, après la lutte contre Daech, la situation des kurdes en Turquie et au Moyen Orient.

Le collectif de solidarité prévoit un rassemblement place de la Comédie le samedi 11 mai à 11h.

Organisations soutenant le collectif

Centre démocratique Kurde Montpellier, Amis du Monde diplomatique, Attac Montpellier, La Carmagnole, Ligue des droits de l’homme Montpellier, Rencontres Marx, EELV34, Ensemble!34, NPA34, PG34, PCF34.

Contact

Conseil démocratique Kurde
— centre.d.kurde34 (at) gmail.com

Collectif montpelliérain de solidarité avec le peuple kurde
— collectifdesolidariteaveclepeuplekurde (at) lilo.org
— Delphine Petit 0618872873

 

kurdes

Conférence de presse : nous payons, nous décidons !

Quel montage financier pour la réalisation du futur stade ? Ce complexe sportif avec boutiques, restaurants, hôtels, salle de spectacle et logements est-il nécessaire ? La situation géographique de ce stade est-elle acceptable ? Quelle superficie de terre arable va être sacrifiée ? Quelle quantité de béton et de bitume devra être déversée ? Ce stade répond-il à l’intérêt général ? Que devient le stade de la Paillade ? La construction d’un stade décidée sans consultation ni débat est-elle envisageable ?

Philippe Saurel, président de Montpellier Méditerranée Métropole, doit consulter la population. La loi le permet.

Pour répondre à ces questions et à celles que vous vous posez, les 20 associations signataires du courrier au président de la métropole, resté sans réponse, ont convié la presse le mardi 2 avril 2019 à 11h00 à La Carmagnole.

 

Article Midi Libre du 3 avril 2019

 

Article Midi Libre du 9 juin 2019

Lettre au président de Montpellier Méditerranée Métropole

Cette lettre a été envoyée le 19 février 2019 à Philippe Saurel, président de Montpellier Méditerranée Métropole.

Monsieur le Président de Montpellier Méditerranée Métropole,

Vous avez décidé d’engager de très importantes dépenses publiques pour la construction d’un nouveau stade à Montpellier ainsi que pour le raccordement du tramway à la gare annexe de Montpellier Sud de France. Ces projets ne figuraient pas sur votre programme, lors des dernières municipales. Depuis votre élection, ils n’ont fait l’objet d’aucun débat, d’aucune consultation populaire. Pourtant, ces décisions engagent lourdement les finances de Montpellier Méditerranée Métropole et ce pour de nombreuses années.

Aussi, vu leur ampleur et leur impact sur les politiques et le développement du territoire, il apparaît indispensable de voir ces projets soumis à la réflexion des habitant.e.s de la métropole de Montpellier qui doivent pouvoir s’exprimer et décider s’ils doivent voir le jour ou non.

Sans attendre l’instauration d’un Référendum d’Initiative Citoyen, la loi vous permet d’ores et déjà de soumettre par Référendum Local (ou Consultation Locale) à la population de la métropole la décision de réaliser ou non ces projets. L’exécutif de Montpellier Méditerranée Métropole est seul compétent pour proposer à l’assemblée délibérante l’organisation de ce référendum. Aussi, nous vous demandons de bien vouloir entamer cette procédure à l’occasion du prochain Conseil de Métropole.

Nous sommes disposés à vous rencontrer pour en discuter plus précisément et pour envisager notre participation à la préparation de ce référendum, notamment lors de la phase nécessaire de débat.

Recevez nos salutations associatives.

Associations signataires :

Alternatiba  Montpellier, AMIES, APPEL, Atelier Citoyen de Castries, Attac Montpellier, Brasserie des Idées, Cabanes du Salaison, Eau Secours 34, Figuerolles En Friche, FNAUT Montpellier, Fondation Patrick Geddes, Football du Peuple, Gardiens de la Gardiole, I-Boycott, La Carmagnole, La Cimade, Maguelone Gardiole, Méditerranée durable, ODAM,  Projet Citoyen 34, Riverains de Garosud, Tempo Si.