Ciné-débat « Des ricochets en eau douce » sur l’extraction de sables et graviers

Attac France et ses comités locaux ont un engagement ancien contre l’extractivisme. Attac a été en première ligne dans la bataille contre l’extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique. Après l’interdiction de la fracturation hydraulique en France, le groupe de travail Attac sur l’extractivisme et sa liste de diffusion se sont mis en sommeil. Ils ont été réactivés récemment après l’adoption du Critical Raw Material Act qui relance au niveau européen l’extraction minière et la métallurgie de matériaux dits critiques (lithium, tungstène…) pour la transition énergétique et la souveraineté numérique. Attac s’est depuis focalisé contre certains projets miniers et métallurgiques de lithium. Or, il y a un matériau dont l’extraction est autant sinon plus problématique que celle des matériaux critiques comme le lithium. Il s’agit des sables et graviers dont l’extraction existe depuis des siècles mais dont l’intensification récente partout dans le monde fait peser désormais des menaces sérieuses sur la ressource en eau, les milieux aquatiques, la biodiversité et la santé des êtres vivants.

La Projection du documentaire « Des ricochets en eau douce » sur les gravières de la basse Ariège a permis aux comités locaux de Attac Montpellier et Sète de lancer le débat sur quoi faire face à l’extraction de sables et graviers par des carriers sans scrupules.



La projection a eu lieu le 27 juin à l’Espace Martin Luther King en présence du réalisateur Roberto Della Torre. Le débat qui a suivi a surtout porté sur les actions à entreprendre pour protéger la ressource en eau et les milieux aquatiques à la fois pour les gravières de la basse Ariège mais aussi pour celles de Murles et Castries dans l’Hérault. Le débat se poursuivra les 10 et 11 octobre 2026 à Toulouse pour le 2ème Forum des mouvements de l’eau auquel seront présents plusieurs des participants du débat de Montpellier, notamment Roberto Della Torre qui y projettera à nouveau « Des ricochets en eau douce ».

Sécurité et souveraineté alimentaires

Soirée-débat
Marc Dufumier, agroéconomiste,
Valentin Brochard, chargé du plaidoyer sur la souveraineté alimentaire au CCFD
22 octobre 2021 à 19h
Salon du Belvédère – Corum – Montpellier

La situation alimentaire dans le monde est marquée par une recrudescence de la faim. Comme le reconnait l’ONU, Il y a plus qu’assez de nourriture dans le monde pour nourrir les 7,8 milliards de femmes et d’hommes qui peuplent la Terre. À ce jour, pourtant, plus de 820 millions de personnes ne mangent pas à leur faim. Quelque 144 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent d’un retard de croissance, soit plus d’un enfant sur cinq dans le monde. Nos systèmes alimentaires ne fonctionnent plus et la pandémie du COVID-19 aggrave la situation. Si nous n’agissons pas immédiatement, il ne fait aucun doute que nous allons tout droit vers une crise alimentaire mondiale qui pourrait avoir des répercussions à long terme sur la vie de centaines de millions d’humains.

C’est dans ce contexte qu’un « Sommet de l’ONU sur les systèmes alimentaires » s’est tenu le 23 septembre 2021 à New York. Or ce Sommet a été caractérisé par son opacité et par la mainmise des compagnies agroalimentaires transnationales. En effet, l’approche privilégiée est basée sur les solutions de marché, et les droits humains ont été exclus des débats.

Dans ces conditions, comment analyser cette situation sous ses deux aspects, sécurité alimentaire d’un côté et souveraineté alimentaire de l’autre, et comment s’interroger sur les enjeux au regard de la solidarité internationale ? Telles sont les idées force pour cette soirée-débat.

Stop Amazon à Fournès

Réservez dès maintenant le samedi 30 janvier pour être dès 10h à Fournès.
Fin de l’action prévue à 14h – prévoyez votre pique nique – toilettes sèches sur place.
L’action sera faite dans le respect des gestes barrières : n’oubliez pas votre masque et du gel.

Action coorganisée avec Attac France, Les Amis de la Terre France, Anv-Cop21 Montpellier, ADERE, Confédération Paysanne 30, Solidaires 30, Extension Rebellion, PrimaVera.

Black Friday : Amazon #HorsService

Vendredi 29 novembre, le comité local d’Attac a collé des affiches sur les « Lockers » d’Amazon à Montpellier, pour les mettre fictivement #HorsService.

 

 

Des dizaines d’autres actions similaires ont été organisées en France à l’occasion de la Semaine internationale de lutte contre l’impunité des multinationales.

« Les multinationales concentrent un niveau de pouvoir disproportionné et dangereux. Elles profitent sans scrupules de toutes les opportunités qui leur sont offertes pour accroître leurs profits au détriment du reste de l’humanité et de la planète. L’impunité que leur octroie le système capitaliste alimente le sentiment d’injustice sociale, fiscale, écologique et la colère populaire. Nous ne pouvons plus les laisser faire et nous devons nous libérer de leur emprise néfaste. »

Pour Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac France : « Tant que les États laisseront les multinationales échapper aux impôts, détruire la planète et sacrifier leurs salariés en toute impunité, les citoyen·ne·s multiplieront les actions pour mettre les multinationales hors d’état de nuire ».

En janvier 2019, Attac France et les membres de la campagne européenne « Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales » lançaient une pétition, qui a récolté la signature de plus de 670 000 citoyens européens à ce jour. Cette campagne dénonce la justice parallèle qui protège les entreprises multinationales et demande l’introduction de régulations les contraignant à respecter les droits humains et l’environnement.

https://stop-impunite.fr/Signez-maintenant

A ce jour, près de 3 400 traités de commerce et d’investissement protègent les intérêts des multinationales par le biais de mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États, alors qu’aucun texte international juridiquement contraignant ne garantit qu’elles respectent les droits humains et de l’environnement tout au long de leur chaine de production et de distribution.

Cette journée d’action vise à mettre la pression sur les pouvoirs publics afin qu’ils mettent un terme à l’impunité dont bénéficient les multinationales.