Production dirigée par les travailleurs

Traduction en français de l’article Worker-Led Production du livre
Pluriverse : A Post-Development Dictionary

Mots clés: autogestion, récupération, coopératives, contrôle des travailleurs, travail

La production dirigée par les travailleurs fait référence à un ensemble diversifié de pratiques qui visent à donner le premier rôle aux sujets du travail : les travailleurs eux-mêmes. Tout au long de l’ère industrielle, avec ses processus associés de déqualification et de mécanisation, les travailleurs ont non seulement demandé une plus grande part des  profits par le biais des luttes syndicales, mais ils se sont également efforcés de participer aux processus de décision sur leur lieu de travail; ils ont créé des coopératives basées sur une autogestion égalitaire et, enfin, ils ont occupé les entreprises et les ont placées sous le contrôle des travailleurs. [1]

Le mouvement coopératif, qui s’est développé parallèlement au mouvement ouvrier aux XVIIIe et XIXe siècles, a constitué une formidable tentative de remise en cause des divisions sociales et économiques fondamentales de la modernité industrielle. Mais, au XXe siècle, il a été absorbé par le mode de production capitaliste, puisqu’il a largement adopté et légitimé les relations salariales. Cependant, avec le début de la restructuration capitaliste néolibérale à la fin du vingtième siècle, un nouveau coopérativisme radical émerge dans de nombreux pays, recoupant dans une certaine mesure le mouvement naissant de l’économie sociale et solidaire.

Plus important encore, au tournant du XXIe siècle, dans des pays d’Amérique latine comme l’Argentine, l’Uruguay, le Brésil et le Venezuela, les travailleurs réagissent à la désindustrialisation provoquée par la restructuration de l’économie. Ils occupent leurs entreprises en faillite ou abandonnées, résistent aux tentatives d’expulsion et relancent la production en comptant sur leurs propres forces – une pratique appelée « récupération ». Avec l’extension à la périphérie européenne des conditions économiques qui ont donné naissance au mouvement latino-américain, un mouvement naissant de récupérations sur les lieux de travail apparaît après 2011, avec des exemples en Italie, en Grèce, en Turquie, en France, en Espagne, en Croatie et en Bosnie-Herzégovine.

La vision d’une société future dirigée par les « producteurs associés » eux-mêmes traverse tous les courants historiques de la gauche; à ce jour l’autogestion démocratique sur le lieu de travail est pour beaucoup un moyen efficace de combler le gouffre entre cette vision du futur et la lutte quotidienne au sein de la société, devenant ainsi une composante essentielle d’une politique préfigurative, c’est-à-dire une politique qui tente de construire des relations sociales alternatives dans le présent. Le remplacement des hiérarchies existantes par des pratiques décisionnelles horizontales ne permet pas seulement de surmonter l’aliénation inhérente à la production industrielle et de libérer les pouvoirs créatifs des travailleurs, mais permet aussi de substituer plus facilement la recherche à courte vue du profit par des considérations humaines liées au bien-être des travailleurs et de la société en général.

Cependant, des éléments de la production dirigée par les travailleurs, dépouillés de leur potentiel subversif, ont été progressivement introduits dans la production capitaliste. D’une part, les pratiques contemporaines de gestion des entreprises visent à accroître la productivité en permettant – et en exigeant – que certains groupes de travailleurs dirigent eux-mêmes leur activité. D’autre part, alors que les restructurations économiques démantèlent les services de protection sociale, marchandisent les communs et créent d’importantes « populations excédentaires » de chômeurs et de travailleurs précaires, une « économie sociale » qualifiée d’« économie des pauvres » en marge de l’économie dominante est considérée par les élites néolibérales comme un « filet de sécurité ». Il s’agit d’un moyen peu coûteux de fournir des moyens de subsistance aux couches sociales inférieures, et donc de maintenir la paix sociale. En tant que type d’économie sociale, elle ne fait que dissimuler l’incapacité du capitalisme contemporain à assurer la reproduction sociale et écologique.

En effet, dans le contexte d’une telle économie sociale, les travailleurs autogérés sont souvent victimes d’auto-exploitation : si les hiérarchies internes peuvent être abolies, la concurrence au sein du marché capitaliste détermine ce qui doit être produit, ainsi que les prix, les salaires et, en définitive, les conditions et l’intensité du travail. La lutte pour la survie de ces entreprises peut vicier leur caractère émancipateur et reléguer au second plan les considérations environnementales ou sociales.

Les entreprises récupérées sont généralement confrontées à des obstacles supplémentaires : manque d’accès au crédit, machines obsolètes, part de marché en baisse dans un contexte de récession. Le plus souvent, elles sont engagées dans de longues batailles juridiques contre l’État et les anciens propriétaires, avec très peu d’arguments juridiques en dehors de leur légitimité sociale comme moyen de préserver les moyens de subsistance.

Ainsi, le contrôle des travailleurs sur le processus de production est une condition nécessaire mais pas suffisante de l’émancipation sociale. Contrairement aux entreprises capitalistes, les entreprises gérées par les travailleurs n’existent pas dans l’isolement social mais font généralement partie de mouvements sociaux plus larges, qui compensent le manque d’innovation économique et technologique par une « innovation sociale ». La participation à des communautés de lutte et à des réseaux d’entreprises dirigées par des travailleurs permet de réorienter la production vers des produits socialement utiles et de créer des voies de distribution alternatives fondées sur la solidarité plutôt que sur la concurrence. La plupart des entreprises nouvellement récupérées en Europe se sont réorientées vers une production respectueuse de l’environnement et de la société : Scop-ti et Fabrique du Sud, dans le sud de la France, se sont orientées respectivement vers les tisanes et les glaces biologiques ; Viome, en Grèce, est passé des matériaux de construction chimiques aux produits de nettoyage naturels ; Rimaflow et Officine Zero, en Italie, se sont orientés vers la récupération et le recyclage de produits électroniques.

C’est précisément l’ancrage des entreprises dirigées par des travailleurs dans des mouvements sociaux plus larges et leur attention aux besoins et aux demandes des communautés qui en font des éléments importants d’une stratégie visant à maximiser la résilience sociale et l’autodétermination. En ouvrant l’entreprise à des préoccupations étrangères à la productivité et à la rentabilité capitalistes, les travailleurs remettent en question la division entre les sphères sociale, économique et politique, sur laquelle repose la modernité capitaliste. En Amérique latine et en Europe, les terrains occupés des usines offrent leur espace aux écoles, aux cliniques et aux centres sociaux; ils accueillent des marchés de producteurs, des bazars, des concerts et des événements artistiques. En bref, des « écosystèmes solidaires » se forment autour des « communs industriels », aidant à passer de la simple production de marchandises à la production de relations, de sujets et de collectifs, englobant la vie sociale dans son intégralité et agissant comme un rempart contre les processus de dépossession et d’enfermement.

Note

[1] Workers’ control : an archive of workers’ struggle, une ressource en ligne multi-langues présentant des actualités, des débats, des analyses et des récits historiques. Voir http://www.workerscontrol.net/.

Autres ressources

Azzelini, Dario and Oliver Ressler (2015), ‘Occupy, Resist, Produce’, http://www.ressler.at/occupy_resist/.

Azzellini, Dario (2018), ‘Labour as a Commons: The Example of Worker-Recuperated Companies’. Critical Sociology. 44(4–5): 763–76.

Barrington-Bush, Liam (2017), ‘Work, Place and Community: The Solidarity Ecosystems of Occupied Factories’, http://morelikepeople.org/solidarity-ecosystems/.

European Medworkers Economy, http://euromedworkerseconomy.net/.

Karakasis, Apostolos (2015), ‘Next Stop: Utopia’, http://www.nextstoputopia.com/.

Lewis, Avi and Naomi Klein (2004), ‘The Take’, http://www.thetake.org/.

Ruggeri, Andrés (2013), ‘Worker Self-Management in Argentina: Problems and Potentials of Self-Managed Labor in the Context of the Neoliberal Post-Crisis’, in Camila Piñeiro Harnecker (ed.), Cooperatives and Socialism: A View from Cuba. London: Palgrave Macmillan.

Theodoros Karyotis est un sociologue, chercheur indépendant et traducteur basé en Grèce. Militant social dans les mouvements populaires liés à la démocratie directe, à l’économie solidaire et aux communs, il coordonne le site workerscontrol.net, une ressource multi-langues sur l’autogestion des travailleurs.

Stop Amazon à Fournès

Réservez dès maintenant le samedi 30 janvier pour être dès 10h à Fournès.
Fin de l’action prévue à 14h – prévoyez votre pique nique – toilettes sèches sur place.
L’action sera faite dans le respect des gestes barrières : n’oubliez pas votre masque et du gel.

Action coorganisée avec Attac France, Les Amis de la Terre France, Anv-Cop21 Montpellier, ADERE, Confédération Paysanne 30, Solidaires 30, Extension Rebellion, PrimaVera.

100.000 signatures pour 100 raisons

Pétition du Mouvement des femmes kurdes en Europe

En tant que Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E), nous voulons recueillir 100.000 signatures car nous avons 100 raisons de nous opposer au dictateur d’Erdogan et à ses mercenaires dans leur utilisation de la loi, de l’armée et de la police qui promeuvent la violence et l’injustice.

Dans la première phase de notre campagne, pendant les 104 jours qui s’écouleront entre le 25 novembre 2020 et le 8 mars 2021, nous donnerons chaque jour une autre « raison », en partageant les histoires de femmes, qui ont été assassinées par l’État. Contre ce dictateur, qui parvient à commettre de nouveaux massacres chaque jour, nous vous parlerons des femmes qui ont été assassinées. Nous voulons qu’elles entrent à jamais dans les pages de l’histoire et dans la mémoire de l’humanité.

Le 29 octobre 2009, Ceylan, 12 ans, a été tuée par un obusier de l’armée turque, alors qu’elle faisait paître des moutons. Le 9 janvier 2013, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez ont été assassinées à Paris par les services secrets turcs. Kader Ortakaya a été tuée d’une balle dans la tête en novembre 2014, alors qu’elle tentait de passer à Kobanê pendant le siège de Daesh. La jeune militante Dilek Doğan a été assassinée à son domicile par la police le 18 octobre 2015. En décembre 2015, le cadavre de Taybet Inan, une civile tuée par les forces armées turques, a été abandonné en décomposition dans les rues pendant le couvre-feu à Silopi. Le 4 janvier 2016, les militantes kurdes Seve Demir, Pakize Nayır, et Fatma Uyar ont été massacrées par l’armée à Silopi sous le siège de l’armée. Le 12 octobre 2019, la militante et politicienne kurde Hevrin Xelef a été assassinée par les forces islamistes soutenues par la Turquie dans le cadre de l’opération « Source de paix » menée par l’État turc à Serekaniyê (Ras al-Ain), dans le nord de la Syrie. En juin 2020, trois militantes kurdes du mouvement féministe Kongreya Star ont été assassinées lors d’une attaque de drones turcs sur une maison du village de Kobanê, dans le nord de la Syrie, à Helince. Il existe de nombreux autres exemples.

Les signatures que nous recueillerons constitueront la première étape pour poser les bases des travaux juridiques, sociaux, politiques et d’actions que nous entreprendrons, dans notre quête pour poursuivre ce dictateur. Dans un deuxième temps, nous porterons nos signatures et les crimes que nous avons enregistrés, ainsi que toutes les preuves que nous avons recueillies, devant les Nations Unies et les autres institutions concernées pour exiger le début du processus de reconnaissance du féminicide comme un crime similaire au génocide.

Chaque signature que nous recueillerons nous rapprochera de la poursuite de ce dictateur, tandis que chaque voix que nous élèverons en action réduira l’espace disponible pour les dictateurs.

Vous pouvez signer directement depuis le site https://www.100-reasons.org/petition ou nous envoyé un mail à l’adresse signatures (at) 100-reasons.org.

100 reasons

Pour nous écrire
Postbus 673
2501 CR Den Haag
Pays Bas

Pour plus d’informations
www.100-reasons.org
Facebook : onehundredreasons
Twitter : @100Reasons

Journée internationale des migrant-e-s

Le 18 Décembre 2020 est la journée internationale des migrant-e-s.

Journée internationale des migrants

Le Collectif de Sans Papiers de Montpellier que soutient Attac Montpellier appelle à un rassemblement à 15h sur le parvis de la mairie de Montpellier, suivi d’un départ en manifestation à 16h30 pour se retrouver à 18h devant la préfecture.

Contact : csp.34montpellier (at) gmail.com

Mobilisation à Montpellier contre la loi de sécurité globale et les violences policières

Beaucoup de monde à Montpellier – 6000 personnes – toutes générations confondues avec une forte présence de jeunes. Très belle réponse à ce pouvoir qui glisse sur une pente dangereuse et à qui nous devons opposer notre attachement aux principes de la république. Cela fait maintenant trop longtemps que les forces sensées nous défendre s’en éloignent en commettant des actes dignes des pires régimes autoritaires.

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Les loups gris d’Erdogan

Communiqué de presse

Le Collectif de solidarité avec le peuple kurde Montpellier et le Centre démocratique kurde Montpellier se félicitent de la décision du gouvernement français, qui vient de dissoudre les « Loups gris », « mouvement paramilitaire et ultranationaliste » incitant à la haine et à la violence notamment contre les kurdes et les arméniens. « Les loups gris » sont l’organisation de jeunesse du parti turc de l’Action nationaliste (MHP) à l’idéologie fascisante. Or le MHP est devenu au cours des dernières années un partenaire privilégié et indispensable du parti islamo-conservateur de M. Erdogan, qui a dénoncé cette dissolution et menacé la France de représailles.

Erdogan électoralement en difficulté et affaibli par la crise économique, mise sur une politique combinant religion et nationalisme, agressive et expansionniste pour se rêver nouveau sultan d’un empire à conquérir. Après avoir envahi le nord de la Syrie, il soutient les djihadistes dans les régions d’Ilib, envoie des milliers de ces supplétifs islamistes en Lybie, et dans le Haut-Karabakh, et multiplie les provocations en méditerranée orientale.

Erdogan n’a pas condamné le meurtre de Samuel Paty, il souffle sur les braises de l’islamisme, instrumentalise la question religieuse à des fins électorales.

Le gouvernement français et l’UE, sans céder au chantage à l’immigration du gouvernement turc, doivent reconnaitre le droit des kurdes de Turquie et de Syrie, sortir le PKK ( Parti des travailleurs du Kurdistan) de la liste des organisations terroristes, œuvrer pour la libération d’Oçalan, prisonnier politique depuis 21 ans.

Contacts

Collectif de solidarité avec le peuple kurde Montpellier

  • collectifdesolidariteaveclepeuplekurde (at) lilo.org
  • Delphine Petit : 0618872873

Centre démocratique kurde Montpellier

  • centre.d.kurde34 (at) gmail.com
  • Fatma Nesanir : 0619588183

La lutte contre le terrorisme et pour la paix, passe par notre solidarité avec le peuple Kurde

Communiqué de presse

Ce Vendredi 25 Septembre 2020, une nouvelle opération policière a été menée par le régime fasciste d’Erdogan qui vient d’emprisonner 82 cadres du Parti Démocratique des Peuples, le HDP, pourtant officiellement encore autorisé, et principale force d’opposition progressiste en Turquie. Ces arrestations massives de cadres du HDP, de député.e.s, de maires et autres élu.e.s, vise à étouffer dans ce pays les derniers espaces de liberté, de progrès social, de respect de droits des femmes et du vivre ensemble dans la diversité des origines et des croyances.

Le prétexte de ces arrestations est parlant : ces cadres du HDP auraient participé en… 2014, à des manifestations de protestation contre les crimes commis à Kobana par les terroristes de Daesh, mouvement islamo-fasciste soutenu par le gouvernement Turc. Daesh, qui dans le même temps soutenait par sa propagande et sa finance les attentats terroristes en France.

Or ce sont les combattants kurdes qui par leur engagement au sol, ont vaincu au Rojava, en Irak et en Syrie les terroristes de Daesh. Ces mêmes terroristes qui aujourd’hui sont revenus, soutenus par l’aviation et l’armée d’Erdogan, et multipliant massacres et viols de masse. L’Organisation des Nations Unies à travers sa Commission internationale d’enquête vient de produire un rapport sur les récents crimes perpétrés par ces milices protégées par Erdogan : le journal Le Monde du 25 Septembre s’est fait l’écho d’un passage de ce rapport de l’ONU, concernant le viol collectif d’une jeune fille devant des prisonniers kurdes obligés par les islamo-fascistes d’assister à la scène.

Et voici qu’en France, suite au nouvel attentat commis le 25 Septembre devant l’ancien local de Charlie Hebdo par un terroriste fanatisé, le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin proclame le surlendemain « Nous sommes en guerre contre le terrorisme » et rappelle les « 32 attentats » déjoués depuis trois ans ?

Alors Messieurs Macron et Darmanin, il faut être cohérent ! Nous demandons au gouvernement de la France ainsi qu’à l’Union Européenne de mettre fin à leur attitude ambiguë, voire hypocrite :

  • Que la France et l’U.E. sortent enfin le PKK de leur liste des organisations terroristes : il est le parti historique du mouvement de libération du peuple Kurde pour une coexistence de tous les peuples, dans la coopération et la justice sociale !
  • Que l’Etat, la police et la justice françaises cessent de harceler, voire d’arrêter ou d’expulser des militants kurdes qui agissent pacifiquement pour une juste cause. Nous n’avons pas à faire en France le sale boulot d’Erdogan !
  • A cet égard, à Montpellier comme ailleurs les citoyen.ne.s Kurdes qui veulent déposer un dossier de demande d’asile ou de naturalisation française ne doivent pas subir des pressions visant à faire d’eux des indicateurs de police : la France est encore, aux yeux de beaucoup de peuples du monde, le pays des Droits de l’Homme.

Pour une paix durable, pour éradiquer le terrorisme en France et partout ailleurs, il ne faut pas réprimer ceux qui œuvrent pour la paix, la justice sociale et la liberté, mais agir avec eux !

C’est pourquoi nous invitons les associations, syndicats, mouvements politiques et leurs représentants à soutenir ces demandes; et aussi, à solliciter l’intervention des groupes parlementaires dans ce sens.

Le Collectif de solidarité avec le peuple kurde de Montpellier
Contact : collectifdesolidariteaveclepeuplekurde (at) lilo.org

Rassemblement pour la Journée mondiale de la paix

La Journée mondiale de la paix est une journée de lutte contre les guerres, la destruction, l’injustice, et le système patriarcal.

L’association des femmes kurdes se saisit de cette journée pour s’opposer à la dictature du président turc Recep Tayyip Erdogan, et rappeler les violences et crimes contre les populations civiles régulièrement perpétrés par son gouvernement.

Au nord de la Syrie, l’armée turque et ses mercenaires djihadistes commettent des violations et des exactions quotidiennes contre les Kurdes et autres composantes ethniques de cette région qu’ils occupent, en assassinant en particulier des femmes .

En Turquie, les élus et militants du Parti démocratique des Peuples (HDP) subissent une répression systématique destinée à empêcher toute expression politique du peuple kurde : pas un jour ne se passe sans des destitutions d’élu-e-s, des arrestations, détentions et de lourdes condamnations pénales prononcées par une justice aux ordres du pouvoir.

L’aviation turque poursuit ses frappes et bombarde régulièrement le sud Kurdistan, appuyée par des drones et des hélicoptères d’attaque ainsi que des tirs d’artillerie . Par ailleurs, des militaires turcs continuent d’incendier des zones forestières du Nord Kurdistan.

Ebru Timtik, avocate turque de 42 ans est décédée au 238jour de sa grève de la faim en prison. Elle réclamait « un procès équitable » après sa condamnation, l’an dernier, à treize ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste ». Une accusation devenue courante contre les différents opposants au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan. C’est le 4e décès depuis le mois d’avril.

Le Collectif montpelliérain de solidarité avec le peuple kurde se joint au Conseil Démocratique Kurde de Montpellier et demande au gouvernement français de dénoncer les agressions turques et les assassinats politiques, de proposer à l’UE et à l’ONU une zone d’exclusion aérienne en Syrie et en Irak, visant à empêcher tout bombardement de populations.

 Rassemblement à Montpellier ce mardi 1er septembre, place de la comédie à 18h

 

 

Vidéo du rassemblement