Stop Amazon à Fournès

Réservez dès maintenant le samedi 30 janvier pour être dès 10h à Fournès.
Fin de l’action prévue à 14h – prévoyez votre pique nique – toilettes sèches sur place.
L’action sera faite dans le respect des gestes barrières : n’oubliez pas votre masque et du gel.

Action coorganisée avec Attac France, Les Amis de la Terre France, Anv-Cop21 Montpellier, ADERE, Confédération Paysanne 30, Solidaires 30, Extension Rebellion, PrimaVera.

100.000 signatures pour 100 raisons

Pétition du Mouvement des femmes kurdes en Europe

En tant que Mouvement des femmes kurdes en Europe (TJK-E), nous voulons recueillir 100.000 signatures car nous avons 100 raisons de nous opposer au dictateur d’Erdogan et à ses mercenaires dans leur utilisation de la loi, de l’armée et de la police qui promeuvent la violence et l’injustice.

Dans la première phase de notre campagne, pendant les 104 jours qui s’écouleront entre le 25 novembre 2020 et le 8 mars 2021, nous donnerons chaque jour une autre « raison », en partageant les histoires de femmes, qui ont été assassinées par l’État. Contre ce dictateur, qui parvient à commettre de nouveaux massacres chaque jour, nous vous parlerons des femmes qui ont été assassinées. Nous voulons qu’elles entrent à jamais dans les pages de l’histoire et dans la mémoire de l’humanité.

Le 29 octobre 2009, Ceylan, 12 ans, a été tuée par un obusier de l’armée turque, alors qu’elle faisait paître des moutons. Le 9 janvier 2013, Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez ont été assassinées à Paris par les services secrets turcs. Kader Ortakaya a été tuée d’une balle dans la tête en novembre 2014, alors qu’elle tentait de passer à Kobanê pendant le siège de Daesh. La jeune militante Dilek Doğan a été assassinée à son domicile par la police le 18 octobre 2015. En décembre 2015, le cadavre de Taybet Inan, une civile tuée par les forces armées turques, a été abandonné en décomposition dans les rues pendant le couvre-feu à Silopi. Le 4 janvier 2016, les militantes kurdes Seve Demir, Pakize Nayır, et Fatma Uyar ont été massacrées par l’armée à Silopi sous le siège de l’armée. Le 12 octobre 2019, la militante et politicienne kurde Hevrin Xelef a été assassinée par les forces islamistes soutenues par la Turquie dans le cadre de l’opération « Source de paix » menée par l’État turc à Serekaniyê (Ras al-Ain), dans le nord de la Syrie. En juin 2020, trois militantes kurdes du mouvement féministe Kongreya Star ont été assassinées lors d’une attaque de drones turcs sur une maison du village de Kobanê, dans le nord de la Syrie, à Helince. Il existe de nombreux autres exemples.

Les signatures que nous recueillerons constitueront la première étape pour poser les bases des travaux juridiques, sociaux, politiques et d’actions que nous entreprendrons, dans notre quête pour poursuivre ce dictateur. Dans un deuxième temps, nous porterons nos signatures et les crimes que nous avons enregistrés, ainsi que toutes les preuves que nous avons recueillies, devant les Nations Unies et les autres institutions concernées pour exiger le début du processus de reconnaissance du féminicide comme un crime similaire au génocide.

Chaque signature que nous recueillerons nous rapprochera de la poursuite de ce dictateur, tandis que chaque voix que nous élèverons en action réduira l’espace disponible pour les dictateurs.

Vous pouvez signer directement depuis le site https://www.100-reasons.org/petition ou nous envoyé un mail à l’adresse signatures (at) 100-reasons.org.

100 reasons

Pour nous écrire
Postbus 673
2501 CR Den Haag
Pays Bas

Pour plus d’informations
www.100-reasons.org
Facebook : onehundredreasons
Twitter : @100Reasons

Journée internationale des migrant-e-s

Le 18 Décembre 2020 est la journée internationale des migrant-e-s.

Journée internationale des migrants

Le Collectif de Sans Papiers de Montpellier que soutient Attac Montpellier appelle à un rassemblement à 15h sur le parvis de la mairie de Montpellier, suivi d’un départ en manifestation à 16h30 pour se retrouver à 18h devant la préfecture.

Contact : csp.34montpellier (at) gmail.com

Mobilisation à Montpellier contre la loi de sécurité globale et les violences policières

Beaucoup de monde à Montpellier – 6000 personnes – toutes générations confondues avec une forte présence de jeunes. Très belle réponse à ce pouvoir qui glisse sur une pente dangereuse et à qui nous devons opposer notre attachement aux principes de la république. Cela fait maintenant trop longtemps que les forces sensées nous défendre s’en éloignent en commettant des actes dignes des pires régimes autoritaires.

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Les loups gris d’Erdogan

Communiqué de presse

Le Collectif de solidarité avec le peuple kurde Montpellier et le Centre démocratique kurde Montpellier se félicitent de la décision du gouvernement français, qui vient de dissoudre les « Loups gris », « mouvement paramilitaire et ultranationaliste » incitant à la haine et à la violence notamment contre les kurdes et les arméniens. « Les loups gris » sont l’organisation de jeunesse du parti turc de l’Action nationaliste (MHP) à l’idéologie fascisante. Or le MHP est devenu au cours des dernières années un partenaire privilégié et indispensable du parti islamo-conservateur de M. Erdogan, qui a dénoncé cette dissolution et menacé la France de représailles.

Erdogan électoralement en difficulté et affaibli par la crise économique, mise sur une politique combinant religion et nationalisme, agressive et expansionniste pour se rêver nouveau sultan d’un empire à conquérir. Après avoir envahi le nord de la Syrie, il soutient les djihadistes dans les régions d’Ilib, envoie des milliers de ces supplétifs islamistes en Lybie, et dans le Haut-Karabakh, et multiplie les provocations en méditerranée orientale.

Erdogan n’a pas condamné le meurtre de Samuel Paty, il souffle sur les braises de l’islamisme, instrumentalise la question religieuse à des fins électorales.

Le gouvernement français et l’UE, sans céder au chantage à l’immigration du gouvernement turc, doivent reconnaitre le droit des kurdes de Turquie et de Syrie, sortir le PKK ( Parti des travailleurs du Kurdistan) de la liste des organisations terroristes, œuvrer pour la libération d’Oçalan, prisonnier politique depuis 21 ans.

Contacts

Collectif de solidarité avec le peuple kurde Montpellier

  • collectifdesolidariteaveclepeuplekurde (at) lilo.org
  • Delphine Petit : 0618872873

Centre démocratique kurde Montpellier

  • centre.d.kurde34 (at) gmail.com
  • Fatma Nesanir : 0619588183

La lutte contre le terrorisme et pour la paix, passe par notre solidarité avec le peuple Kurde

Communiqué de presse

Ce Vendredi 25 Septembre 2020, une nouvelle opération policière a été menée par le régime fasciste d’Erdogan qui vient d’emprisonner 82 cadres du Parti Démocratique des Peuples, le HDP, pourtant officiellement encore autorisé, et principale force d’opposition progressiste en Turquie. Ces arrestations massives de cadres du HDP, de député.e.s, de maires et autres élu.e.s, vise à étouffer dans ce pays les derniers espaces de liberté, de progrès social, de respect de droits des femmes et du vivre ensemble dans la diversité des origines et des croyances.

Le prétexte de ces arrestations est parlant : ces cadres du HDP auraient participé en… 2014, à des manifestations de protestation contre les crimes commis à Kobana par les terroristes de Daesh, mouvement islamo-fasciste soutenu par le gouvernement Turc. Daesh, qui dans le même temps soutenait par sa propagande et sa finance les attentats terroristes en France.

Or ce sont les combattants kurdes qui par leur engagement au sol, ont vaincu au Rojava, en Irak et en Syrie les terroristes de Daesh. Ces mêmes terroristes qui aujourd’hui sont revenus, soutenus par l’aviation et l’armée d’Erdogan, et multipliant massacres et viols de masse. L’Organisation des Nations Unies à travers sa Commission internationale d’enquête vient de produire un rapport sur les récents crimes perpétrés par ces milices protégées par Erdogan : le journal Le Monde du 25 Septembre s’est fait l’écho d’un passage de ce rapport de l’ONU, concernant le viol collectif d’une jeune fille devant des prisonniers kurdes obligés par les islamo-fascistes d’assister à la scène.

Et voici qu’en France, suite au nouvel attentat commis le 25 Septembre devant l’ancien local de Charlie Hebdo par un terroriste fanatisé, le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin proclame le surlendemain « Nous sommes en guerre contre le terrorisme » et rappelle les « 32 attentats » déjoués depuis trois ans ?

Alors Messieurs Macron et Darmanin, il faut être cohérent ! Nous demandons au gouvernement de la France ainsi qu’à l’Union Européenne de mettre fin à leur attitude ambiguë, voire hypocrite :

  • Que la France et l’U.E. sortent enfin le PKK de leur liste des organisations terroristes : il est le parti historique du mouvement de libération du peuple Kurde pour une coexistence de tous les peuples, dans la coopération et la justice sociale !
  • Que l’Etat, la police et la justice françaises cessent de harceler, voire d’arrêter ou d’expulser des militants kurdes qui agissent pacifiquement pour une juste cause. Nous n’avons pas à faire en France le sale boulot d’Erdogan !
  • A cet égard, à Montpellier comme ailleurs les citoyen.ne.s Kurdes qui veulent déposer un dossier de demande d’asile ou de naturalisation française ne doivent pas subir des pressions visant à faire d’eux des indicateurs de police : la France est encore, aux yeux de beaucoup de peuples du monde, le pays des Droits de l’Homme.

Pour une paix durable, pour éradiquer le terrorisme en France et partout ailleurs, il ne faut pas réprimer ceux qui œuvrent pour la paix, la justice sociale et la liberté, mais agir avec eux !

C’est pourquoi nous invitons les associations, syndicats, mouvements politiques et leurs représentants à soutenir ces demandes; et aussi, à solliciter l’intervention des groupes parlementaires dans ce sens.

Le Collectif de solidarité avec le peuple kurde de Montpellier
Contact : collectifdesolidariteaveclepeuplekurde (at) lilo.org

Rassemblement pour la Journée mondiale de la paix

La Journée mondiale de la paix est une journée de lutte contre les guerres, la destruction, l’injustice, et le système patriarcal.

L’association des femmes kurdes se saisit de cette journée pour s’opposer à la dictature du président turc Recep Tayyip Erdogan, et rappeler les violences et crimes contre les populations civiles régulièrement perpétrés par son gouvernement.

Au nord de la Syrie, l’armée turque et ses mercenaires djihadistes commettent des violations et des exactions quotidiennes contre les Kurdes et autres composantes ethniques de cette région qu’ils occupent, en assassinant en particulier des femmes .

En Turquie, les élus et militants du Parti démocratique des Peuples (HDP) subissent une répression systématique destinée à empêcher toute expression politique du peuple kurde : pas un jour ne se passe sans des destitutions d’élu-e-s, des arrestations, détentions et de lourdes condamnations pénales prononcées par une justice aux ordres du pouvoir.

L’aviation turque poursuit ses frappes et bombarde régulièrement le sud Kurdistan, appuyée par des drones et des hélicoptères d’attaque ainsi que des tirs d’artillerie . Par ailleurs, des militaires turcs continuent d’incendier des zones forestières du Nord Kurdistan.

Ebru Timtik, avocate turque de 42 ans est décédée au 238jour de sa grève de la faim en prison. Elle réclamait « un procès équitable » après sa condamnation, l’an dernier, à treize ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste ». Une accusation devenue courante contre les différents opposants au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan. C’est le 4e décès depuis le mois d’avril.

Le Collectif montpelliérain de solidarité avec le peuple kurde se joint au Conseil Démocratique Kurde de Montpellier et demande au gouvernement français de dénoncer les agressions turques et les assassinats politiques, de proposer à l’UE et à l’ONU une zone d’exclusion aérienne en Syrie et en Irak, visant à empêcher tout bombardement de populations.

 Rassemblement à Montpellier ce mardi 1er septembre, place de la comédie à 18h

 

 

Vidéo du rassemblement

Logiciel libre

Traduction en français de l’article Free Software du livre
Pluriverse : A Post-Development Dictionary

Mots clés: ordinateurs, logiciel, propriété intellectuelle, communs

Alors que le monde est de plus en plus tissé par un réseau dense d’ordinateurs interconnectés, la question centrale de notre époque devient technologique : comment maintenir la liberté dans un monde qui est de plus en plus dirigé non pas par des humains mais par des logiciels ? Le logiciel libre apporte une réponse à cette question en actualisant la notion traditionnelle de liberté, antérieure au numérique, pour y inclure la dépendance de l’humanité à l’égard du logiciel. La question à laquelle toute forme future de politique doit répondre n’est pas seulement la préservation de la liberté humaine, mais son expansion via un contrôle populaire autonome accru de l’infrastructure informatique par les utilisateurs eux-mêmes.

À l’heure actuelle, les capacités de l’Internet sont monopolisées par quelques grandes entreprises de la Silicon Valley comme Google, Apple, Facebook et Microsoft. Nos capacités cognitives étendues s’exercent par l’intermédiaire de logiciels qui sont en fait privatisés. Cela marque un tournant décisif dans le capitalisme, le travail numérique sous forme de « programmation » devenant la nouvelle forme hégémonique de travail. Cela ne signifie pas que les emplois traditionnels en usine et l’extraction des ressources ont été rendus obsolètes – loin de là ! Cependant, ce type de travail est poussé dans des conditions de plus en plus brutales et précaires dans les pays de la « périphérie » et dans les zones d’exclusion des pays du centre. L’absence d’investissement dans les logiciels en faveur de la production industrielle et de l’extraction des ressources fait des « pays en développement » de simples rouages fournissant des biens à faible marge et une main-d’œuvre bon marché tandis que le capitalisme se réorganise autour des logiciels.

Les logiciels mènent à l’automatisation, au remplacement du travail humain par des machines. Le langage qui coordonne ces machines à l’échelle mondiale est le code. L’ordinateur est défini comme une machine de Turing universelle, une machine qui est infiniment flexible par rapport à d’autres outils spécialisés, car la même machine peut être réorganisée pour être plus efficace ou reprogrammée pour de nouvelles capacités. Le cœur du capitalisme n’est plus l’usine, mais le code.

Et si les gens pouvaient contrôler le code eux-mêmes ? Le « logiciel libre » inscrit quatre libertés fondamentales dans le code lui-même :

  1. la liberté d’exécuter le programme comme vous le souhaitez, dans n’importe quel but
  2. la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de le modifier de manière à ce qu’il vous permette d’utiliser votre ordinateur comme vous le souhaitez
  3. la liberté de redistribuer des copies afin d’aider votre voisin
  4. la liberté de distribuer des copies de vos versions modifiées à d’autres personnes.

Ces libertés signifient que les gens peuvent contrôler les logiciels pour leurs propres besoins en ayant accès au code source – comme le dit la Free Software Foundation, « le logiciel libre est une question de liberté, pas de prix » (Stallman 2017). Le logiciel libre est un programme politique qui va au-delà du « code source libre » et du « libre accès » au code, bien qu’il offre un accès libre au code, nécessaire à la liberté.

Le logiciel libre a été inventé comme une brèche dans la loi américaine sur le droit d’auteur par le hacker Richard Stallman au Massachussets Institute of Technology (MIT), voyant que la culture de partage des logiciels développés par les hackers était limitée par des entreprises commerciales comme Microsoft. Afin de créer une résistance juridiquement contraignante à ces nouvelles enclosures cognitives, Stallman a créé la General Public License (GPL). Comme le droit d’auteur d’un logiciel est attribué par défaut au développeur, celui-ci peut accorder une licence à un nombre illimité de personnes, préservant ainsi les quatre libertés fondamentales pour la postérité. La licence GPL exige que tous les travaux dérivés utilisent également la GPL, de sorte que les restrictions traditionnelles du droit d’auteur se transforment en un « copyleft » qui exige que les quatre libertés soient accordées. D’autres licences « open source » telles que la licence du MIT ou la plupart des licences Creative Commons – qui attribuent directement le droit d’auteur au domaine public – n’empêchent pas que des œuvres dérivées soient incluses de manière propriétaire. Avec la licence GPL, non seulement une partie d’un logiciel peut être garantie pour préserver les capacités humaines, mais les communs logiciels peuvent se développer de manière virale. La GPL a été une licence et une méthodologie logicielle qui a remarquablement réussi. Par exemple, GNU/Linux fait fonctionner la plupart des architectures Internet actuelles et même Android de Google est basé sur un noyau de logiciel libre, bien que Google externalise des composants vitaux dans son cloud propriétaire.

Le logiciel libre résout des problèmes jusqu’alors insurmontables pour ceux qui recherchent la souveraineté technologique à l’échelle individuelle et collective. Premièrement, il permet aux programmeurs d’établir de nouvelles sortes de solidarité sociale via la programmation collective de code, par opposition au développement de logiciels propriétaires qui est maintenu dans le silo d’une seule entreprise. Deuxièmement, les utilisateurs de logiciels libres peuvent par définition devenir eux-mêmes des programmeurs, car ils ont la possibilité d’apprendre à programmer et d’apporter des modifications au code. Troisièmement, l’open source est la seule garantie de sécurité car elle permet à des experts de vérifier le code. Il n’y a pas de frais de licence et les mises à jour de sécurité sont gratuites, ce qui permet d’éviter de nombreuses cyberattaques. Enfin, bien que le code puisse être conservé « in the cloud », c’est-à-dire hébergé sur les ordinateurs d’autres personnes, des versions de la GPL telles que la GPL Affero peuvent garantir que le code source des logiciels qui fonctionnent sur des serveurs est disponible en tant que partie des communs. La GPL est une condition préalable à la décentralisation de l’Internet et à la remise en cause du pouvoir du capitalisme informationnel.

Le logiciel libre est vital pour l’avenir des mouvements sociaux. On ne peut pas revenir à une vie préindustrielle sans logiciels et sans ordinateurs. Les ordinateurs sont une formalisation mathématique d’une théorie philosophique abstraite de la causalité dans le monde matériel, et ils peuvent donc prendre de nombreuses formes, de l’informatique quantique à l’informatique biologique, et à l’avenir, espérons-le, des formes qui s’intègrent dans l’écologie. Rejeter entièrement l’ordinateur, si on le pousse à l’extrême, reviendrait à rejeter toute machinerie et à réduire l’humanité à une corvée perpétuelle et au provincialisme – un avenir peu prometteur. Il est tout aussi naïf d’imaginer que le capitalisme va se transformer rapidement via la diffusion des ordinateurs en une utopie socialiste sans travail. De la diffusion d’Indymedia à la téléphonie mobile communautaire de Rhizomatica à Oaxaca, en passant par le plan d’infrastructure écologique autonome qui utilise des logiciels libres au Rojava, le logiciel libre a tranquillement aidé les mouvements sociaux pendant des décennies en fournissant les logiciels sous-jacents nécessaires aux luttes. En termes de post-développement, ce qu’il faut, c’est une stratégie qui augmente à la fois la liberté individuelle et collective par l’extension technologique des capacités humaines. Comme ces capacités dépendent de plus en plus des ordinateurs, le logiciel libre fournit une tactique nécessaire dans la lutte pour retirer les logiciels des enclosures – et donner le pouvoir au peuple.

Harry Halpin est chercheur à l’INRIA, l’Institut national de recherche en sciences numériques à Paris, et chercheur invité au MIT Socio-Technical Systems Research Centre. Il avait auparavant travaillé pour le W3C sur les normes de sécurité avant de quitter son poste sur la question du Digital Rights Management (DRM). Il est l’auteur de Social Semantics et l’éditeur de Philosophical Engineering : Toward a Philosophy of the Web