Rassemblement pour la Journée mondiale de la paix

La Journée mondiale de la paix est une journée de lutte contre les guerres, la destruction, l’injustice, et le système patriarcal.

L’association des femmes kurdes se saisit de cette journée pour s’opposer à la dictature du président turc Recep Tayyip Erdogan, et rappeler les violences et crimes contre les populations civiles régulièrement perpétrés par son gouvernement.

Au nord de la Syrie, l’armée turque et ses mercenaires djihadistes commettent des violations et des exactions quotidiennes contre les Kurdes et autres composantes ethniques de cette région qu’ils occupent, en assassinant en particulier des femmes .

En Turquie, les élus et militants du Parti démocratique des Peuples (HDP) subissent une répression systématique destinée à empêcher toute expression politique du peuple kurde : pas un jour ne se passe sans des destitutions d’élu-e-s, des arrestations, détentions et de lourdes condamnations pénales prononcées par une justice aux ordres du pouvoir.

L’aviation turque poursuit ses frappes et bombarde régulièrement le sud Kurdistan, appuyée par des drones et des hélicoptères d’attaque ainsi que des tirs d’artillerie . Par ailleurs, des militaires turcs continuent d’incendier des zones forestières du Nord Kurdistan.

Ebru Timtik, avocate turque de 42 ans est décédée au 238jour de sa grève de la faim en prison. Elle réclamait « un procès équitable » après sa condamnation, l’an dernier, à treize ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste ». Une accusation devenue courante contre les différents opposants au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan. C’est le 4e décès depuis le mois d’avril.

Le Collectif montpelliérain de solidarité avec le peuple kurde se joint au Conseil Démocratique Kurde de Montpellier et demande au gouvernement français de dénoncer les agressions turques et les assassinats politiques, de proposer à l’UE et à l’ONU une zone d’exclusion aérienne en Syrie et en Irak, visant à empêcher tout bombardement de populations.

 Rassemblement à Montpellier ce mardi 1er septembre, place de la comédie à 18h

 

 

Vidéo du rassemblement

Communiqué de l’association Solidarité Partagée du 10 juillet 2020

Notre association se substitue à l’État sans aucun financement depuis plus de deux ans en hébergeant et en proposant des activités aux demandeurs d’asile laissés systématiquement à la rue par le dispositif national d’accueil à Montpellier. La préfecture de l’Hérault traite d’une façon inhumaine les demandeurs d’asile en les laissant volontairement à la rue alors qu’elle a l’obligation de les prendre en charge en les hébergeant durant toute la durée de leur demande d’asile.

Aujourd’hui, notre activité d’utilité publique est menacée par le préfet de l’Hérault qui annonce ouvertement une expulsion imminente des locaux réquisitionnés par notre association. Nous accueillons chaque jour de nouvelles personnes vulnérables et en détresse, abandonnées par l’État jusqu’à ce qu’elles soient prises en charge après plusieurs mois, qu’elles passeraient à la rue sans notre initiative. En aucun cas, celle-ci ne devrait être menacée tant que l’État ne mettra pas en place des structures adaptées comme le font d’autres pays européens pour accueillir tous les demandeurs d’asile arrivant sur leur territoire.

Nous accueillons 250 personnes dans plus de 2000 m² et disposons d’un hectare de terre agricole que les demandeurs d’asile cultivent en bio. Le préfet de l’Hérault a refusé la proposition du maire de Montpellier, qui souhaitait nous fournir des toilettes supplémentaires pendant le confinement. La fondation Abbé Pierre, le Secours populaire et le Secours catholique ont financé des douches et des toilettes pendant la crise sanitaire. Il n’y a actuellement aucun cas de covid19 dans les locaux de notre association.

Une audience en justice pour nous accorder des délais supplémentaires a été acceptée et reportée au mois de septembre 2020.

Quand le régime turc fait du féminicide une arme de sa sale guerre contre les Kurdes

Mardi 23 juin 2020, un drone de combat de l’armée turque a délibérément visé et tué trois femmes kurdes, dans le village de Helincê, à Kobanê. Zehra Berkel, Hebûn Mele Khelil et Emine Weysi étaient des activistes du mouvement des femmes Kongreya Star. La première était de plus coordinatrice du mouvement au niveau régional.

Cette attaque vise non seulement Kobanê, le symbole de la résistance kurde contre Daesh, mais aussi les femmes qui sont au centre de la révolution sociale menée depuis 2012 au Rojava, une expérience démocratique unique, basée sur le municipalisme libertaire, l’égalité des genres, le pluralisme ethnique et l’écologie.

Ce n’est pas la première fois que le régime turc cible les femmes, afin d’atteindre le cœur de la résistance kurde. A Paris, en janvier 2013, il a ordonné le meurtre des militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez. En octobre 2019, les mercenaires djihadistes contrôlés par la Turquie lors de l’invasion turque au Nord de la Syrie ont assassiné la dirigeante politique Hevrîn Khalaf.

Ce nouvel assassinat de trois femmes s’inscrit dans une répression et une guerre tous azimuts, menées par la Turquie d’Erdogan pour anéantir le peuple kurde.

  • Au nord de la Syrie, l’armée turque et ses mercenaires djihadistes commettent des violations et des exactions quotidiennes contre les Kurdes et les autres composantes ethniques de cette région qu’ils occupent.
  • En Turquie, les élus et militants du Parti démocratique des Peuples (HDP) subissent une répression systématique destinée à empêcher toute expression politique du peuple kurde : pas un jour ne se passe sans des destitutions d’élus, des arrestations, des détentions et de lourdes condamnations pénales prononcées par une justice aux ordres du pouvoir.
  • La semaine dernière encore, l’armée turque a bombardé trois zones du sud Kurdistan, en Irak, dont le camp de réfugiés de Makhmour, sous la responsabilité du HCR.

La Russie, qui contrôle l’espace aérien au-dessus de Kobanê, la coalition internationale et l’ONU qui se taisent face à ces crimes de guerre, sont également responsables. Par leur silence, et en laissant faire la Turquie, elles l’encouragent dans sa volonté d’annexion.

Plus que jamais, nous devons soutenir la résistance du peuple kurde. Le collectif montpelliérain de solidarité avec le peuple kurde demande au gouvernement français de dénoncer les agressions turques et les assassinats politiques, de proposer à l’UE et à l’ONU une zone d’exclusion aérienne en Syrie et Irak, visant à empêcher tout bombardement des populations.

Erdogan relance la guerre contre les Kurdes

Communiqué de presse du Collectif montpelliérain de solidarité avec le peuple kurde
dont Attac Montpellier fait partie

Au cours de la nuit de dimanche à lundi 15 juin 2020, l’armée turque a bombardé le Sud Kurdistan (en Irak) avec une soixantaine d’avions de chasse ciblant notamment le camp de Makhmour (à une centaine de kilomètres de Erbil), qui abrite 15.000 réfugiés kurdes. Le camp se trouve en principe sous la protection du Haut-commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (HCR). Une autre zone ciblée par les bombardements est la région kurde-yézidie de Shengal, lourdement attaquée par Daesh en 2014 ; la population de Shengal, qui ne s’est pas encore remise de ces massacres, subit aujourd’hui les bombardements de l’État turc.

La Turquie s’en prend aussi aux autres parties du Kurdistan, en envahissant chaque jour un peu plus le nord de la Syrie. Au Rojava, le régime d’Erdogan s’attaque aux territoires libérés de Daesh par les Kurdes et au système démocratique mis en place. Toutes les minorités ethniques et religieuses du Kurdistan sont menacées. L’objectif la Turquie est d’occuper durablement ces régions, à l’instar de ce qu’elle a fait à Chypre.

Erdogan, en grande difficulté, croit se maintenir au pouvoir par ces agressions militaires, flattant un nationalisme exacerbé. En Turquie même, il foule au pied libertés et démocratie. Il a ainsi arbitrairement, destitué les co-maires de 45 municipalités sur les 65 municipalités remportées par le HDP (Parti démocratique des peuples) aux élections municipales de mars 2019. Le mercredi 17 juin il a limogé les co-maires des municipalités d’Igdır, Siirt, Kurtalan, Baykan et Altinova, nommant des administrateurs pour les remplacer. Les dirigeants du HDP et ses élu.es – Député.es, Maires, Conseiller.es municipaux – sont arrêté.es et jeté.es en prison dans le cadre de rafles périodiques.

Le régime dictatorial d’Erdogan est encouragé dans ces violations du droit international par le silence de l’ONU et de tous les Etats. La communauté internationale doit sortir de son silence.

Le collectif montpelliérain de solidarité avec le peuple kurde demande au gouvernement français de dénoncer les agressions turques et les atteintes aux libertés, de proposer à l’UE et à l’ONU une zone d’exclusion aérienne en Syrie et Irak, visant à empêcher tout bombardement des populations.

Le collectif montpelliérain de solidarité avec le peuple kurde appelle aussi à une manifestation de soutien aux peuples du sud-Kurdistan, bombardés par l’armée turque, le samedi 20 juin à 19h au Peyrou.

contact : collectifdesolidariteaveclepeuplekurde (at) lilo.org

Turquie : le Covid-19 ne peut pas masquer la dictature

Communiqué de presse du 17 mai 2020

Lutter contre le Covid-19 ne doit pas occulter la lutte tout aussi vitale contre les dérives des régimes dictatoriaux : Le régime d’Erdogan en Turquie multiplie les exactions contre les kurdes

En Turquie , la mort, de deux musiciens du Grup Yorum, Helin Boleck le 3 avril puis Ibrahim Göbcek le 6 mai après 321 jours de grève de la faim, emprisonnés pour « terrorisme » (pour certains pour avoir simplement chanté dans leur langue maternelle), est passée quasiment sous silence en France !

Les autorités turques ont ordonné l’arrestation, vendredi 15 mai, de quatre maires élus sous la bannière du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde) pour leurs liens supposés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Ces 4 maires kurdes élus démocratiquement sont destitués par le pouvoir islamo-conservateur et remplacés par des fonctionnaires sur décision d’Ankara, sans aucune décision de justice.

Lors des élections municipales du printemps 2019, le HDP avait remporté 65 municipalités dans l’est et le sud-est du pays. Depuis, 45 maires HDP ont été révoqués et remplacés par des administrateurs nommés, 21 sont actuellement en prison sous l’accusation de « terrorisme ».

Sept députés du parti, dont sa figure de proue, Selahattin Demirtas, sont également en prison.

Le Collectif montpelliérain de soutien au peuple kurde et le Collectif démocratique kurde de Montpellier demandent à tous nos compatriotes de réagir en soutenant les pétitions ou initiatives de solidarité de la résistance kurde contre les dictatures qui entravent leur démarche démocratique en Turquie comme au Rojava syrien.

Ils demandent aussi à nos élus et nos représentants politiques d’intervenir pour que la France et l’Europe ne restent pas sans réaction devant un tel lynchage de la démocratie !

contact : collectifdesolidariteaveclepeuplekurde (at) lilo.org

Campagne de collecte de fonds pour l’eau au Rojava

Dans le cadre du Forum Mésopotamien de l’Eau qui se tient cette année par vidéoconférence à cause de la pandémie, une réunion sur la Solidarité internationale a eu lieu aujourd’hui. Lors de cette réunion, il a été décidé de lancer une campagne de collecte de fonds pour des projets dans le domaine de l’eau au Rojava.

Aider à collecter 112.000 € (100.000 £) pour des projets dans le domaine de l’eau au Rojava / Syrie du Nord-Est !

Le fonds aidera les coopératives de femmes et les municipalités locales démocratiques de Rojava et d’autres régions du nord-est de la Syrie avec des projets tels que la réparation des infrastructures endommagées par les bombardements (en particulier par la Turquie et l’IS), le creusement de puits (dont beaucoup sont devenus défectueux ces dernières années) et la construction de pompes à eau pour les camps de réfugiés (leur nombre a augmenté ces dernières années), ainsi que le financement de projets à long terme tels que les systèmes d’irrigation des fermes coopératives (à petite échelle pour les besoins locaux) et les initiatives de nettoyage des rivières (ordures, traitement des eaux usées, etc.). Cette campagne vise donc à contribuer au droit à l’eau pour tous les habitants du nord-est de la Syrie.

Malgré l’occupation d’Afrîn, Serêkaniye et Tel Abyad (Grî Spî) ces deux dernières années et la guerre en cours (principalement par l’État turc et ses suppléants), les habitants du nord-est de la Syrie poursuivent toujours l’objectif d’une société directement démocratique, écologique et libérée des préjugés sexistes ; ils reconstruisent donc leur vie, continuent à vivre en coopération, améliorent leur écologie et leur économie.

Pour plus d’informations, voir la vidéo de la campagne et comment faire un don :

Water for Rojava

L’eau n’est pas une arme et un outil d’hégémonie ! L’eau est plutôt la vie (Av jîyane) et un outil pour la paix !

#Water4Rojava #WaterIsLife

Et maintenant on culpabilise les citoyens

Un texte de Marco Bersani d’Attac Italie traduit en français.

Une des stratégies les plus efficaces mises en œuvre dans toute situation d’urgence par les pouvoirs forts consiste à culpabiliser les individus pour obtenir d’eux qu’ils intériorisent la narration dominante sur les événements en cours, afin d’éviter toute forme de rébellion envers l’ordre constitué.

Cette stratégie a été largement mise en œuvre dans la dernière décennie avec le choc de la dette publique, présenté comme la conséquence de modes de vie déraisonnables, où l’on vivait au-dessus de ses moyens sans faire preuve de responsabilité envers les générations futures.

L’objectif était d’éviter que la frustration due à la dégradation des conditions de vie de larges couches de la population ne se transforme en rage contre un modèle qui avait donné la priorité aux intérêts des lobbies financiers et des banques sur les droits des individus.

C’est bien cette stratégie qu’on est est en train de déployer dans la phase la plus critique de l’épidémie de coronarivus.

L’épidémie a mis le roi à nu et fait ressortir toutes les impostures de la doctrine libérale.

Un système sanitaire comme celui de l’Italie, qui jusqu’il y a dix ans était l’un des meilleurs du monde, a été sacrifié sur l’autel du pacte de stabilité : des coupes budgétaires d’un montant global de 37 milliards et une réduction drastique du personnel (moins 46.500 personnes, entre médecins et infirmières), avec pour brillant résultat la disparition de plus de 70.000 lits d’hôpital – ce qui veut dire, s’agissant de la thérapie intensive de dramatique actualité, qu’on est passé de 922 lits pour 100.000 habitants en 1980 à 275 en 2015.

Tout cela dans le cadre d’un système sanitaire progressivement privatisé, et soumis, lorsqu’il est encore public, à une torsion entrepreneuriale obsédée par l’équilibre financier.

Que la mise à nu du roi soit partie de la Lombardie est on ne peut plus illustratif : cette région considérée comme le lieu de l’excellence sanitaire italienne est aujourd’hui renvoyée dans les cordes par une épidémie qui, au cours du drame de ces dernières semaines, a prouvé la fragilité intrinsèque d’un modèle économico-social entièrement fondé sur la priorité aux profits d’entreprise et sur la prééminence de l’initiative privée.

Peut-on remettre en question ce modèle, et courir ainsi le risque que ce soit tout le château de cartes de la doctrine libérale qui s’écroule en cascade ? Du point de vue des pouvoirs forts, c’est inacceptable.

Et ainsi démarre la phase de culpabilisation des citoyens.

Ce n’est pas le système sanitaire, dé-financé et privatisé qui ne fonctionne pas ; ce ne sont pas les décrets insensés qui d’un côté laissent les usines ouvertes (et encouragent même la présence au travail par des primes) et de l’autre réduisent les transports, transformant les unes et les autres en lieux de propagation du virus ; ce sont les citoyens irresponsables qui se comportent mal, en sortant se promener ou courir au parc, qui mettent en péril la résistance d’un système efficace par lui-même.

Cette chasse moderne, mais très ancienne, au semeur de peste est particulièrement puissante, car elle interfère avec le besoin individuel de donner un nom à l’angoisse de devoir combattre un ennemi invisible ; voilà pourquoi désigner un coupable (« les irresponsables »), en construisant autour une campagne médiatique qui ne répond à aucune réalité évidente, permet de détourner une colère destinée à grandir avec le prolongement des mesures de restriction, en évitant qu’elle ne se transforme en révolte politique contre un modèle qui nous a contraints à la compétition jusqu’à épuisement sans garantir de protection à aucun de nous.

Continuons à nous comporter de façon responsable et faisons-le avec la détermination de qui a toujours à l’esprit et dans le cœur une société meilleure.

Mais commençons à écrire sur tous les balcons : « Nous ne reviendrons pas à la normalité, car la normalité, c’était le problème. »

Le gouvernement français ne doit pas céder au chantage de la Turquie

Communiqué de presse du 26 février 2020

Les Kurdes ont joué un rôle crucial dans la lutte contre Daesh, au prix de la vie de 11 000 de leurs combattants, cela afin de préserver la stabilité du Moyen-Orient et de l’Europe.

Contredisant l’engagement de la France aux côtés des Kurdes, en Syrie et en Irak, la DGSI et le Quai d’Orsay soumettent les Kurdes de France à des poursuites judiciaires et des mesures administratives inadmissibles.

Nous rappelons que les Services de Renseignements turcs (MIT) ont assassiné trois militantes kurdes, à Paris, le 9 janvier 2013.

Au cours des derniers mois, la DGSI a convoqué une dizaine de kurdes afin de les intimider et de les contraindre à travailler pour eux en tant qu’informateurs. Le mardi 18 février, 8 Kurdes ont été placés en garde à vue en Nouvelle-Aquitaine, le Centre démocratique du Kurdistan de Bordeaux a été perquisitionné. 4 des personnes arrêtées ont été mises en examen, sans aucun fondement, pour « financement d’une organisation terroriste ».

Des représentants du Conseil Démocratique Kurde en France se sont vu notifier, samedi 22 février, la prolongation d’une mesure administrative de gel des avoirs prise le 12 juin 2019. Les faits qui leur sont reprochés sont d’avoir organisé des manifestations déclarées, d’avoir organisé ou participé en 2018 à la session du Tribunal Permanent des Peuples sur la Turquie et les Kurdes, d’avoir assisté à des réunions publiques, ou encore de rencontrer des élus de la République.

Tandis qu’elle a mené à l’extérieur une coopération stratégique avec les Kurdes, la France persiste à l’intérieur dans une politique anti-kurde afin de ne pas fâcher Erdogan.

Nous demandons au Président Emmanuel Macron et au gouvernement français de mettre fin à la politique anti-kurde du Quai d’Orsay et d’ôter le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) de la liste des organisations terroristes, car il s’agit d’une organisation démocratique et représentative des kurdes opprimés de Turquie.

Le Collectif de solidarité avec le peuple Kurde Montpellier

Avec les enseignant.e.s grévistes contre la casse des retraites, à Sanofi pour y faire ruisseler les profits

Sanofi, n°2 du CAC40, a affiché 4 milliards de profits en 2018. Depuis 2 ans, par sa politique fiscale et par divers coups de pouce (comme le crédit impôt recherche ou l’autorisation de la hausse du prix du médicament), le gouvernement favorise ces profits, et assure que la richesse produite dans le pays va ruisseler…

Puisque le gouvernement semble peiner à trouver des sources de financement pour les retraites, nous nous sommes rendus sur le site de Sanofi à Montpellier pour demander que l’entreprise nous accorde un peu du ruissellement promis.

Des salariés de l’entreprise, mobilisés eux aussi contre la casse des retraites, nous ont remis une valise pleine de billets « sanofric » représentant les montants que le groupe doit aux Français : équivalent du CICE, du CIR, d’exonérations diverses et du surcoût des médicaments.

Nous avons ensuite remis cette mallette au conseil général pour que les représentants de l’Etat fassent remonter cet argent au gouvernement !